Partie II: The Asylum Seeker, par Caterina Lorenzetti

 

Retrouvez la première partie du projet de Caterina Lorenzetti et l’interview en intégralité ici

 

« (Untitled) The Asylum Seeker » (le demandeur d’asile) : c’est le nom de l’installation créée par Caterina Lorenzetti, une jeune artiste italienne qui a grandi entre l’Italie, l’Espagne, les États-Unis et la France. Le projet artistique, qui se déploie sur trois chapitres, invite le spectateur à aller à la rencontre de l’humain et à faire face à la réalité de la situation des réfugiés. Malgré le flot continu d’informations qui nous parvient, les réelles actions sont peu nombreuses : il est temps de mettre de côté les a priori sur ces demandeurs d’asile pour enfin les considérer comme des individus qui mènent leur « voyage de l’espoir ». À travers des photographies, des photocollages et des vidéos, Caterina Lorenzetti nous plonge dans les difficultés des migrants, encore trop ignorées. Réflexion, engagement, combat et solidarité sont les maîtres-mots.

 

Interview: Kenza Helal–Hocke – Photographies: Caterina Lorenzetti

 

 

 

« Je suis certaine qu’il est possible de faire bouger certaines choses et de réveiller les esprits. Je pense qu’un projet artistique peut être un bon point de départ pour un changement ou simplement une amélioration des idées. »

 

 

« J’avais besoin de plusieurs moyens d’expression pour transmettre ma vision : il fallait construire un parcours physique, stimulant émotionnellement, où tous les médias présents pouvaient être objet ou sujet d’interaction, de découverte et de curiosité. Tout le parcours est conceptuel.  »

 

 

 

« À Gênes, puis à Paris, j’ai été frappée par le contraste entre le flux d’informations sur la situation migratoire, et le manque d’intérêt général pour la personne en soi, pour l’humain qu’est avant tout un migrant. Je trouve que le sujet est traité de façon hypocrite, certaines personnes abordent cette question complexe comme s’ils voulaient agir pour remédier à ces situations, lorsqu’en réalité, aucune action n’a été réellement entreprise. »