Null Hypothesis: le cri de Jan Cieślikiewicz

03.02.2020

Null Hypothesis: le cri de Jan Cieślikiewicz

 

 

« The modern world rejects randomness and shuns ambiguity. It strives for understanding, predictability; it gives an illusion of control. The media is full of experts confidently foretelling the future. The past is explained away with little room for doubt. Not having a stance is considered a sign of weakness. Yet the natural state of human psyche, and our whole existence, our “null hypothesis,” is a state of confusion and uncertainty. »

Sur un paysage industriel, une bande de moutons s’enfuie. Dans la série Null Hypothesis du photographe Jan Cieślikiewicz, le hasard est actif et plonge le spectateur dans le trouble. Ce rescapé de la finance converti à la photographie porte un regard minutieux sur des espaces qu’il désaltère. Par accident, des éléments contradictoires apparaissent, Jan Cieślikiewicz déclenche le doute sur celui qui regarde, comme un besoin vital de ralentir la cadence. Le calme premier qui se dégage de ses images devient vite anxyogène. Un corps qui se cache sur une marée de fumée blanche. Les corps présents, dépourvus de visages, seuls, pris dans des gestes en mouvement, nous tournent le dos. Ils génèrent confusion et incertitude pour nous mener vers des dystopies d’une grande fragilité, depuis lesquels s’échappe un grand cri.

 

Photographie  Jan Cieślikiewicz – Texte  Lola Domìnguez Sabater