Myriam Djeljeli par Léo d’Oriano et Clotilde Franceschi

06.04.2021

Myriam Djeljeli par Léo d’Oriano et Clotilde Franceschi

 

“Les barrières sont mentales, et je me bouscule pour ne laisser aucun parasite bloquer mes pensées”

 

Talent Myriam Djeljeli 

Photographie Léo d’Oriano

Stylisme Clotilde Franceschi 

Coiffure Alan Antoine 

Production Soleil Rouge Studio 

Interview Marie Laplante

 

Look 1: ELLERY

Look 2: ACNE STUDIOS – Boucles d’oreilles FANNY INSERRA

Look 3: ACNE STUDIOS

 

 

 

Salut Myriam, comment vas-tu ?

Tout va bien en ce moment même si la situation est compliquée pour tout le monde. On relativise, il y a pire ailleurs..

Peux-tu nous dire qui tu es en quelques mots ?

Alors, moi c’est Myriam Djeljeli. J’ai 24 ans j’ai grandi dans Paris Centre.Je suis actrice et je travaille aussi sur des clips de rap comme assistante réalisateur et production.

Quand as-tu commencé à être actrice ?

J’ai commencé à être actrice en 2016, je me suis faites repérer grâce à ma meilleure amie Barbara. L’une de ses proches est réalisatrice et elle a eu un coup de cœur pour moi. Je n’ai jamais aspiré à devenir actrice, je voyais ce milieu là comme un cercle fermé.

Quel est ton premier film ?

Mon premier film est Sexdoll de Sylvie Verheyd.

D’ailleurs, dans tes deux premiers films, tu donnes la réplique à l’actrice Hafsia Herzi. Est-ce que sa rencontre a été quelque chose de déterminant pour toi ?

Absolument pas déterminante, la rencontre s’est faite. J’ai fais ce que j’avais à faire, on a eu des atomes crochus. Je suis très nature et peinture, donc je pense que c’est ce qui lui a plu. Nous avons gardé contact après ce premier film Sexdoll, mais comment vous dire.. J’ai réalisé que ce n’était pas aussi facile de trouver des castings et que l’on m’envoyait surtout des rôles ultra clichés. J’ai donc décidé de changer totalement d’objectif et de reprendre mes études pour pouvoir travailler dans le cinéma, mais derrière la caméra. Mais entre temps Hafsia m’a contacté pour que je parte à l’aventure avec elle sur le film Tu mérites un amour. On l’a fait entre amis, on a bien rigolé, rien de sérieux et finalement ça a donné un résultat très naturel et réaliste.

On t’a vu dans des films où se tisse des relations amoureuses souvent complexes et contradictoires. Est-ce que tu penses que cela reflète les rapports que nous avons à l’amour ou au sexe dans notre génération ?

Oui je pense que ça reflète la complexité de l’amour et de nos relations. Tout est nuancé dans la vie. Je suis contre le fait de représenter un fantasme de méchant et de gentil ou de nous faire croire que les femmes subissent toujours dans les relations. Il est important de revenir à un cinéma réaliste lorsque l’on traite de ce sujet, afin que le spectateur puisse s’identifier.

C’est comment d’être actrice en 2021 ?

Ça dépend pour qui… Pour moi c’est d’arrêter d’attendre de recevoir un scénario où je ne jouerai pas une jeune maghrébine issue d’une banlieue difficile et de faire les choses par soi- même. Il faut créer et croire en soi.

D’ailleurs, est-ce que tu arrives à créer ou à t’entraîner en ce moment ?

Oui, j’arrive à créer. Les barrières sont mentales, et je me bouscule pour ne laisser aucun parasite bloquer mes pensées.

Désormais, nous savons tous que nous sommes hyper connectés, c’est quasiment devenu une norme pour le meilleur et pour le pire. Toi, c’est quoi ton rapport à internet ?

Je suis souvent connectée, je pense juste qu’il faut user de tout mais n’abuser de rien ! Soyons productifs sur les réseaux sociaux car cela reste un outil de liberté. On peut s’en servir et arrêter d’attendre dans son coin.

Tu aimerais être où en ce moment ?

J’aimerais être dans mon deuxième chez moi en Tunisie, retourner aux sources et être avec de vrais personnes.

Des projets pour la suite ?

Oui, vous allez me retrouver très bientôt dans SELON THOMAS 2 réalisé par Karole Rocher sur Canal + et le reste doit rester secret..